Glossaire


Asnières-sur-Seine :

Département : Hauts-de-Seine (92)
Région : Île-de-France
Population : 75 794 hab.
Altitude : 45 m.
Superficie : 482 ha.

Vient de "Asinarioa", troupeau d'ânes. Mentionné en 1158 dans une bulle du pape Adrien IV. Une partie de la commune fut propriété du chapitre Saint-Marcel de Paris qui nommait les curés avec droit de justice et avait droit de bac sur la Seine. Les villageois furent affranchis en 1248. Le village souffrit beaucoup de la guerre de Cent Ans. Saint Vincent de Paul y fonda en 1625 une confrérie de charité. Au 17e siècle, Anne de Gonzague de Clèves, princesse Palatine, y acheta une maison; à la même époque, l'abbé Antoine Lemoine tenta en vain de faire changer le nom d'Asnières en "Belle-Isle". En 1702, l'abbé Jubé, figure notoire du Jansénisme, fut nommé curé. Madame de Parabère y acheta en 1719 une maison où son amant , le Régent, venait la retrouver; mais il finit par y renoncer car il faillit à deux reprises tomber à la Seine, en descendant du bac. En 1804, l'Empereur (Napoléon Ier) s'arrêta à Asnières, qui fut occupé en 1815 par les Anglais.

En 1826, l'on construisit un pont routier à péage, puis celui du chemin de fer, pour permettre le passage des lignes de Saint-Germain et de Rouen; ce pont fut détruit au cours des émeutes de 1848. Vers 1850, se créa un club de canotage qui donna naissance aux fêtes nautiques et aux "Folies-Asnières", bals publics installés dans le parc du château. Le siège, puis la guerre civile de 1871 causèrent des dégâts considérables. Le cyclone de 1897 et les inondations de janvier 1910 firent de nombreuses victimes. Ces dernières années, d'importantes opérations de voirie en bordure de la Seine ont modifié le visage de la commune.

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Hulans : Hulans (1748). Mot allemand qui veut dire cavalier, mercenaire des armées de Pologne, de Prusse, d'Autriche et d'Allemagne.

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Contrôleur des guerres :

Officier du ministère public chargé d'une mission spéciale auprès du tribunal de guerre.

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Saint-Gérard de Magella :

À l'époque des premières concessions, cette partie nord de notre paroisse avait nom « Coste Saint-Maurice » sur le côté sud de la rivière, et « Coste Saint-Esprit » sur le côté nord. Par la suite, elle fut très longtemps désignée sous le nom de « Haut-de-L'Assomption ». Colonisé dès 1719, ce territoire comptait en 1731 onze maisons habitées par les colons suivants :

J.-Bte Laperche dit St-Jean (16)
Louis Emery dit Coderre (39)
Antoine Emery dit Coderre (41)
Charles Gadiou (42)
Joseph Laperche dit St-Jean (53)
Michel Rotureau dit Bélisle (56)
Joseph Morin (62)
Jean Vadnais (73)
Joseph Mousseau dit Désilets (76)
J.-Bte Briand dit Sansregret (163)
Pierre Laperche dit St-Jean (176)

Éloignés de quatre ou cinq milles seulement du Portage, de nombreux descendants de ces premiers colons sont demeurés attachés à la grande paroisse de leurs ancêtres durant près de deux siècles; ils seront les derniers à s'en séparer. En 1904, leur nouvelle paroisse, fondée officiellement sous le nom de « Saint-Pierre de Vaucluse », eut comme premier curé résident M. l'abbé J.-Ulric Geoffrion, originaire de Varennes, frère du Dr Victor Geoffrion, et ancien élève de notre Collège.

Ce n'est qu'en 1907 que cette nouvelle paroisse commença de porter le nom de « Saint-Gérard de Magella » qui n'est pas laid mais qui manque totalement d'originalité après tous les « Saint-Gérard de Magella » que nous avons dans notre Province. Quant à la municipalité, formée en même temps, on lui donne encore le joli nom de « Vaucluse » et il nous paraît regrettable qu'on ne se résigne pas, au plus tôt, chez nos sympathiques voisins, à lui reconnaître ce nom officiellement.

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Saint-Nazaire-d'Acton :

(municipalité de paroisse) Juchée dans l'extrémité nord du territoire couvert par la MRC d'Acton, cette municipalité de paroisse se situe à quelques kilomètres au nord de Saint-Théodore-d'Acton, à une quinzaine de kilomètres au nord d'Acton Vale, en Montérégie. Le principal cours d'eau qui arrose cet espace est la rivière Duncan. On peut fixer les débuts de l'histoire de ce coin de pays vers 1855 avec l'arrivée d'un contingent de Canadiens français. En 1889 était fondée une mission, détachée de Saint-Théodore- d'Acton, de Saint-Éphrem-d'Upton, de Saint-Germain- de-Grantham et de Saint-Jean-L'Évangéliste-de- Wickham, laquelle sera canoniquement érigée en 1893 sous l'appellation Saint-Nazaire-et-Compagnons- Martyrs, supplantée dans l'usage par celle de Saint-Nazaire-d'Acton. C'est cette dernière qui servira à identifier la municipalité créée l'année suivante. Le bureau de poste établi en 1890 avait pour sa part reçu le nom abrégé Saint-Nazaire, Les Nazariens doivent leur gentile à un certain Nazaire Vadnais, l'un des organisateurs de la paroisse, ont on ne connait presque rien. L'élément Acton, du nom du canton proclamé en 1806, a été emprunté à celui d'une ville de l'ancien comté de Middlesex en Angleterre.

Rég. adm. Montérégie; MRC Acton; Mun. Saint- Nazaire-d'Acton P; Coord. 45°44' 72°37'; Feuillet 31H/10; Carte 3a; Population 895.

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Vadenay, canton de Suippes :

Vuadenesis villa, v. 1066 (cart. de Saint-Remy de Reims, p. 140-141). — Wadeneis, 1132 (dioc. anc. de Châl. t. I, p. 395). — Ammaurieus de Gadenoi, 1147-1151 (la Neuville, c. 4). — Wadenois, 1151-1153 (ibid. c. 5) — Gaudenesium, 1153-1161 (ibid. c. 4). — Altare de Waderios (lisez Wadenois), Wadeneium, 1170 (chap. de Reims, l. Vadenay). — Vadenetum, 1164-1191 (Touss. l. 2). — Wadenoi, 1240 (Cheminon, c. 1). — Waudenois, 1266 (Touss. c. 4). — Vadenois, Vaudenois, Vaudenoiz, 1333 (arch. nat. P 182, f° 269 r°-v° et 272 r°-v°). — Waudenay, ou diocese de Challon, 1384 (ibid. P 51² 1410). — Vaudenay, 1388 (ibid. P 186, 52). — Wadenayum, 1431 (chap. de Reims, l. Brébant). — Woudenois, 1502 (arc. nat. P 181, 105). — Wadenai, 1504 (Saint-Symphorien, c. 4). — Vadenoys, 1542 (taxe du diocèse de Châlons, p. 209). — Vadenet, 1669 (Avenay, c. 3).

En 1789, Vadenay faisait partie de l'élection de Châlons et était régi par la coutume de Vitry. Son église paroissiale, diocèse de Châlons, doyenné de Bussy-le-Château, était dédiée à Saint-Étienne; le chapitre métropolitain de l'église de Reims présentait à la cure.

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